NisusWriter en français

29 September 2008

Comment j’ai écrit et édité À Bolgobol avec Nisus Par Jean-Pierre Depétris (2ème partie)

Archiver dans: Billet d'humeur

Écrire et éditer

Mon ouvrage est un patchwork d’impressions, de réflexions, de descriptions, de récits, de dialogues, entrecoupés de courriels, où les interventions de plusieurs correspondants souvent s’intercalent, de citations de pages web, dont les liens actifs de l’édition en ligne donnent toute la mesure. Je suis attentif aussi à la possibilité de faire prononcer le texte.

Un traitement de texte doit aider à produire un écrit, mais surtout lui permettre de s’en affranchir. Tôt ou tard, l’ouvrage devra se retrouver en ligne, en HTML, ou être envoyer à un imprimeur, en PDF. Bien sûr, on pourra l’importer sur un éditeur de site ou un logiciel de PAO. Mais est-ce vraiment la solution la plus pratique ? Doit-on séparer ces moments de l’écriture et de l’édition si l’on peut ne pas le faire ? Ne vaut-il pas mieux travailler jusqu’au bout avec le même fichier sur le même logiciel ?

J’ai édité mon journal de voyage en ligne et en temps réel. Pour cela, il valait mieux réduire au minimum les manipulations. J’ai coutume de préparer mes pages à partir d’un modèle dans lequel je colle en code source le passage que j’ai exporté à partir de Nisus. Je peux éventuellement corriger quelques balises ou quelques caractères spéciaux par rechercher-remplacer. Pour cela, j’ai besoin d’un code compact sans multiplication de balises inutiles. Nisus le fait très bien. Cette édition en temps réel est très intéressante, même réservée par mot de passe à quelques lecteurs. Elle permet que d’autres participent à la relecture et la correction, et surtout interviennent dans la cours de la rédaction. J’ai pu même intégrer des retours dans la suite de l’ouvrage.

Un livre ainsi écrit en même temps qu’édité, lu, corrigé et critiqué, devrait aboutir à un fichier fin prêt pour l’impression dès qu’exporté en PDF, sans se donner davantage de peine. C’est parfaitement faisable avec Nisus. À Bolgobol a été imprimé en 6x9 pouces. Il suffit de changer le système métrique dans les préférences du système pour pouvoir entrer les chiffres exacts — le gestionnaire d’impression n’accepte pas les décimales —, de corriger éventuellement la pagination et la taille des caractères, de refaire la table des matières et d’exporter en PDF. Si notre fichier a été bien composé depuis le début, ces opérations ne devraient pas prendre beaucoup de temps, même si l’on a des illustrations. C’est aussi simple que cela aujourd’hui, mais ça ne l’était pas il y a encore quelques mois.

J’ai rencontré deux épineux problèmes : Le premier était de laisser à mon fichier ce qu’on appelle des fonds perdus, c’est à dire une marge destinée à être coupée. Impossible avec le gestionnaire d’impression. Ce premier problème a maintenant été réglé par Lulu.com, qui ne demande plus d’ajouter soi-même les fonds perdus. Le second était une profusion de jeux partiels de polices incorporées au fichier par Mac OS lui-même. Rien que pour afficher tous ces jeux partiels dans la fenêtre des propriétés d’Acrobat Reader, le ventilateur de mon MacBook se mettait à ronfler.
L’impression à la demande est très exigeante sur la qualité du PDF, car il est destiné à être imprimé dans plusieurs points du monde. Ces profusions de polices peuvent dérouter les machines d’imprimerie. Ce problème était finalement moins grave, car l’exportation de Nisus par le menu « Fichier » était déjà suffisamment correcte.

J’ai aussi trouvé des jeux de scripts sur le site abracadabraPDF.net qui permettent de mieux paramétrer l’exportation, notamment des images. (On les trouve sur ce blog de Nisus Writer en français, si l’on n’a pas Acrobat Reader pour les extraire.) J’ai coutume d’écrire chaque chapitre sur un fichier séparé que j’importe ensuite. Il m’arrive encore de coller un seul passage que je veux retravailler sur un nouveau fichier. Je colle aussi parfois des courriels, des citations prises en ligne. Je suppose que chaque nouveau collage génère son jeu partiel de police. Quoi qu’il en soit, ce problème a miraculeusement disparu maintenant, de quelque façon et de quelque logiciel que j’exporte mon PDF, sans que je sache pourquoi.

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